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Le FOMO du dev IA (et comment j'ai arrêté de courir)

3 min de lecture
Par Matthieu Cousin

Table des matières

Chaque fois que j'ouvre YouTube, c'est la même chose.

"Les devs sont morts." "L'outil ultime pour coder une app en une nuit." "Jette Claude Code à la poubelle."

Et pendant une seconde, je me demande si j'ai raté un truc.

Windsurf, Cursor, Claude Code, Codex, Antigravity, Open Code, Droid... Chaque semaine, un nouvel outil promet de tout changer. Chaque semaine, j'ai l'impression d'être en retard.

Ce sentiment a un nom : le FOMO. Fear Of Missing Out. La peur de passer à côté.


Les outils cités ici sont ceux du moment où j'écris ces lignes, regarde la date en haut de l'article. La liste aura changé quand tu me liras. Le propos, lui, ne bougera pas.

Le FOMO du dev IA

Le FOMO, c'est pas nouveau. On le connaît tous. La soirée où on n'est pas allé. L'investissement qu'on n'a pas fait. Le projet qu'on n'a pas lancé.

Mais avec l'IA, c'est pire. Parce que ça bouge toutes les semaines.

Nouveau modèle. Nouveau workflow. Nouvelle feature. Et à chaque fois, cette petite voix : "Et si c'était ça, le truc qui change tout ? Et si je perdais des journées entières à faire des trucs que d'autres ont automatisé ?"

Le FOMO guide nos décisions sans qu'on s'en rende compte. On saute sur un nouvel outil, pas parce qu'on en a besoin, mais parce qu'on a peur d'être largué.


La réalité : personne n'est à jour

Voilà ce que j'ai fini par comprendre : personne n'est à jour.

Personne.

Même ceux qui font des vidéos sur les derniers outils. Même ceux qui postent sur LinkedIn leurs SaaS à 10K MRR. Ils ne maîtrisent pas tout. Ils montrent ce qu'ils maîtrisent.

Le problème, c'est qu'on compare notre intérieur à leur extérieur.

Et il y a un piège en plus, celui des portes. Tu arrives face à deux portes, alors tu plonges dans un bouquin pour savoir laquelle prendre. Le bouquin t'écarte d'une des deux, mais il t'en ouvre trois nouvelles. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il y ait tellement de portes que tu ne saches plus où tu allais.

C'est exactement ce qui se passe avec les outils de dev IA.

On veut choisir le meilleur. Alors on teste. On compare. On lit des articles. On regarde des vidéos. Et au final, on n'avance pas. On fait du surplace.

Le surplus de théorie entraîne une paralysie.


Ma solution : une base stable + des briques

La solution, c'est pas de tout ignorer. Ni de tout suivre.

C'est de choisir une base stable. Et de s'y tenir.

Il y a un concept qui s'appelle l'Effet Lindy : ce qui existe depuis longtemps a plus de chances de durer. Ce qui vient de sortir a plus de chances de disparaître.

Claude Code existe depuis un moment maintenant. Il est polyvalent, et son coût reste proportionné à ce qu'il me fait gagner. La stack moderne (Next.js, Supabase, TypeScript) est là depuis des années et elle est pas près de partir.

C'est sur ça que j'ai construit mon workflow. J'ai fait le tour des éditeurs pendant six mois avant de me poser, le comparatif est ici.

Est-ce que c'est le setup parfait ? Non. Est-ce qu'il y a des trucs que je rate ? Sûrement. Mais au moins, j'avance.

L'autre truc qui m'aide, c'est de penser en briques.

Mon workflow est modulable. Je peux ajouter un nouvel outil si vraiment il apporte quelque chose. Je peux en retirer un qui ne me sert plus. Mais la base reste stable. J'applique exactement la même logique à mes serveurs, le bon outil au bon endroit.

C'est différent de tout remettre en question à chaque nouveauté.

Les autres outils ne sont pas mauvais. Cursor est bien. Windsurf est bien. Antigravity a des trucs sympas. Mais si tu changes de setup toutes les deux semaines, tu fais du surplace. Tu passes ton temps à réapprendre au lieu de produire.


On n'essaie pas de rattraper le monde

Le contenu que je crée, c'est pas pour aller plus vite que tout le monde. C'est pour éviter ses propres barrières.

La procrastination. Le perfectionnisme. La paralysie par trop d'options.

On n'essaie pas de rattraper le monde qui évolue vite. On essaie d'avancer sur ses projets sans se laisser bloquer.

Le FOMO ne disparaît pas. J'ouvre encore YouTube et je vois encore les miniatures. Mais j'ai choisi de ne plus courir après.

Il existe un mot pour l'inverse : le JOMO. Joy Of Missing Out. La joie de passer à côté.

C'est ce qu'on recherche quand on arrête de fuir le FOMO.

Et si tu bloques encore, la difficulté n'est presque jamais là où tu crois.

Ma base, c'est Claude Code. Si tu veux essayer la mienne plutôt que d'en chercher une meilleure, l'installation prend cinq minutes.

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