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J'ai créé 5 projets en 3 mois. Sans être développeur senior.
Un bot Telegram ultraspécialisé dans un domaine capable de remplir tout seul des questionnaires en discutant avec ses utilisateurs, une plateforme de recrutement, une bibliothèque de prompt, ma base de données qui repose sur mon second cerveau un site de e-commerce original et plein de petits projets annexes (extension raycast, petit script en local sur l'ordinateur, mcp...).
Comment ? Grâce au vibecoding.
Le vibecoding, c'est quoi exactement ?
Le terme vient de "vibe", cette sensation quand tu sais ce que tu veux créer mais que tu n'as pas envie d'écrire chaque ligne de code. Tu expliques ce que tu veux en langage naturel, et l'IA le met en place pour toi.
Le vibecoding, c'est coder avec l'IA comme copilote. Tu décris ce que tu veux, l'IA code. Tu valides, tu ajustes, tu itères.
Ce n'est pas du no-code (tu gardes le contrôle total sur le code).
Ce n'est pas du copier-coller ChatGPT (c'est un vrai processus structuré).
C'est un nouveau paradigme de développement.
Une précision pour les puristes
Dans la communauté, on distingue souvent trois approches :
1. Le codage assisté par IA
Tu codes toi-même, l'IA t'aide ponctuellement (autocomplétion, suggestions).
2. Le vibecoding "pur"
Tu décris ce que tu veux en langage naturel, tu laisses l'IA coder. Tu valides le résultat. C'est rapide, intuitif, mais parfois approximatif.
3. Le context engineering
C'est l'approche structurée : tu donnes à l'IA exactement le contexte qu'il faut pour qu'elle comprenne précisément ce que tu veux. Tu anticipes ce qu'elle ne va pas comprendre. Tu poses des contraintes (utiliser tel outil, suivre telle convention, respecter telle architecture).
Le context engineering, c'est plus exigeant. Ça demande de formuler les choses clairement, de tout anticiper, de restreindre l'IA pour qu'elle produise exactement ce qu'on a en tête. Tu agis véritablement comme l'architecte de ton projet et l'IA est l'ouvrier. Le résultat est bien meilleur et en plus pas besoin de savoir coder.
Mon choix : le vibecoding comme terme parapluie
Dans mes contenus, j'utilise "vibecoding" pour englober tout ça, y compris le context engineering.
Pourquoi ? Parce que pour moi, vibecoder ce n'est pas juste "décrire un truc et prier". C'est un processus complet qui inclut :
- Structurer son projet pour que l'IA s'y retrouve
- Documenter les décisions pour garder le contexte
- Poser des contraintes claires (stack, conventions, patterns)
- Itérer intelligemment
Le "vibe" n'est pas le laisser-aller. C'est un processus bien huilé qui permet, une fois qu'on le maitrise, de créer n'importe quelle entité numérique "à la vibe".
Petit projet vs gros projet : pas la même histoire
Pour les petits outils, le vibecoding "pur" suffit.
Une extension Chrome ? Un script Python qui tourne en local ? Tu décris ce que tu veux en langage naturel, l'IA code, ça marche. Pas besoin de plus.
Mais dès que le projet grossit, ça se complique.
Webapps, SaaS, connexions d'API, bases de données... Là, tu tapes vite les limites :
- Le contexte sature. L'IA ne peut pas garder en tête l'ensemble d'un gros projet. Elle oublie, elle se contredit, elle casse ce qu'elle a fait avant.
- L'IA ne sait pas quels outils utiliser. Si tu lui dis juste "fais-moi une app", elle peut partir dans n'importe quelle direction. Par contre, si tu lui dis "utilise Supabase pour le backend, Next.js pour le front, et n8n pour les automatisations", là, tu restreins son champ d'action et elle prend les bonnes décisions, en tout cas celles que tu attends.
- Il faut s'organiser. Les phases de projet, la documentation, les conventions... Tout ça devient indispensable.
Pour devenir un bon vibecoder, il faut donc :
- Connaître les bons outils pour son cas de figure
- Savoir organiser son projet pour que l'IA puisse coder sans saturer
Ce que ça change concrètement
1. La vitesse
Certaines tâches qui prenaient des heures prennent maintenant des minutes.
2. L'accessibilité
Tu n'as plus besoin de 5 ans d'expérience pour créer des choses utiles. La barrière technique s'effondre.
3. Le focus
Au lieu de te battre avec la syntaxe, tu réfléchis architecture. Tu prends les décisions importantes. L'IA gère l'exécution.
Les pièges à éviter (soyons honnêtes)
Le vibecoding n'est pas magique. Voici ce que j'ai appris à mes dépens :
L'IA fait des erreurs. Elle hallucine parfois. Elle invente des fonctions qui n'existent pas. Elle oublie ce que tu lui as dit. Tu dois vérifier son travail.
Tu dois comprendre ce qu'elle fait. Pas ligne par ligne, mais la logique globale. Sinon tu construis quelques chose de fragile.
Le contexte, c'est la clé. Si tu ne donnes pas les bonnes informations à l'IA, elle produit n'importe quoi. Plus ton projet grossit, plus le context engineering devient indispensable.
Pourquoi cet article ?
Je me suis confronté à beaucoup de problèmes, en apprenant le vibecoding. La saturation de contexte, les mauvais choix d'outils, les projets qui partent dans tous les sens...
L'objectif de mes partages (ce blog, youtube, linkedin), c'est de te faciliter la vie. Te donner les raccourcis ou des bonnes pratiques que j'aurais aimé avoir. T'éviter de perdre des semaines sur des erreurs que j'ai déjà faites.
Dans les prochains articles, je parlerai de :
- Les tokens et le contexte : pourquoi l'IA t'oublie parfois (et comment l'éviter)
- Les outils : quel IDE choisir selon ton profil et ton projet
- Les workflows : comment structurer un projet pour que l'IA soit efficace
Si tu veux créer des choses sans attendre d'avoir 10 ans d'expérience en dev, le vibecoding est ta porte d'entrée. Mais pour aller loin, il faut apprendre à bien l'utiliser.
C'est ce qu'on va faire ensemble.
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